HENIN BEAUMONT

Élections partielles à d'Hénin-Beaumont


Pourquoi ces élections ?
Le maire PS Gérard Dalonge de la ville d'Hénin-Beaumont est mis en examen pour détournement de fonds publics, faux en écriture privée et usage de faux, favoritisme et recel de favoritisme et extorsion de fonds. Deux anciens collaborateurs, l'adjoint aux finances de 2001 à 2008 et un entrepreneur, éditeur du journal municipal fermé en 2008, sont aussi mis en examen. Gérard Dalongeville est écroué, et démis de ses fonctions depuis le mois d'avril.

Il est consternant de voir des élus quelque soit leur étiquette- profiter de leurs fonctions pour « s'engraisser » avec l'argent du contribuable et qu'ils ne viennent pas pleurer pou nous faire VOTER !



photo pots de vin
HENIN BEAUMONT
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# Posté le lundi 29 juin 2009 10:44

Le COPECI dans la presse

Le COPECI dans la presse
Journal le pays l'alsace
Edition du 27/06/2009

Europe « Les élus doivent siéger »

Le Copeci (Collectif pour l'égalité et la citoyenneté) s'énerve de l'attitude de ces eurodéputés fraîchement élus qui renoncent à leurs sièges.

« C'est un comportement très révélateur de la haute importance que ces politiques accordent à l'Europe et à ses électeurs. Ceux là même qui nous pondent des lois, nous incitent à aller voter nous demandent de respecter la loi font des pratiques lamentables et choquantes », déplore Tassadit Taharoundt, porte-parole de l'association.
« Depuis des années certains partis politiques profitent de la notoriété locale d'un élu, le collent sur une liste afin de le faire élire et lui demandent ensuite, au nom du non-cumul des mandats ou autre magouille de laisser sa place à son colistier.
L'honnêteté intellectuelle de nos responsables politiques devrait les obliger à faire annuler cette élection. Mais les places sont bonnes et bien payées, personne ne voudra céder... La démocratie mérite mieux ».
Pour le Copeci, ces pratiques n'encouragent pas les citoyens à aller aux urnes.
Et de conclure : « Un candidat qui se lance est un candidat qui doit siéger ! »


www.lalsace.fr/
P.L
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# Posté le lundi 29 juin 2009 07:32

Festival Rencontres et racines

Réunion importante ce soir entre les représentants du festival rencontres et racines
Les membres du COPECI,ainsi que ceux de 6toyenneté

Objectif
discuter des modalités du débat citoyen qui aura lieu le 27 juin à 17(lire ci dessous)




Scène C

Jeunes issus de l'immigration entre racines d'hier et d'aujourd'hui : mémoire, discrimination et intégration, Samedi de 17H00 à 18H15

Elles ou ils, diplômés ou pas, subissent plus que jamais avec la crise la discrimination à l'embauche. Elles et ils, naviguent entre les racines héritées de leur famille, de la communauté, du pays d'origine et les racines rêvées, qu'ils souhaitent planter, ici et maintenant, dans le terreau de la citoyenneté assumée et reconnue.

Monique Crinon, philosophe, sociologue, membre du Conseil Scientifique d'ATTAC, accompagnée de Tassadit Taharount, responsable du Collectif pour l'Égalité et la Citoyenneté et Kamel Boudjahalat, membre de l'association Citoyenneté de la Petite Hollande, animé par Kamel Rebaï.
Lien:
http://rencontres-et-racines.audincourt.com/

# Posté le mercredi 17 juin 2009 11:21
Modifié le mercredi 17 juin 2009 15:36

Les politiques se présentent à une élection puis en fonction de la météo ils décident de se retirer

Élections européennes:
Des euro-députés fraîchement élus qui refusent de siéger à Strasbourg.Certains ont signé une charte d'engagement promettant de siéger au parlement européen en cas d'élection...Or Aujourd'hui certains de ces nouveaux euro-députés refusent de tenir leur promesse de campagne et ne souhaitent pas siéger à strasbourg,
Un comportement très révélateur de la haute importance que ces politiques accordent à l'Europe et à ses électeurs.Ceux là même qui nous pondent des lois,nous incitent à aller voter nous demandent de respecter la loi font des pratiques lamentables et choquante pour la démocratie.Depuis des années certains partis politiques profitent de la notoriété locale d'un élu, le collent sur une liste, afin de le faire" bien "sûr élire, pour lui demander ensuite, au nom du non-cumul des mandats ou de tout autre magouille de laisser sa place à son co-listier

Loin de la cuisine politico-politicienne,et des querelles démagogiques que peuvent avoir les politiques Mobilisons nous pour que ce genre de pratique néfaste pour la démocratie cesse immédiatement car si 60% d'électeurs ont tourné le dos à cette élection européennes c'est qu'il y'a un énorme fossé entre les politiques (déconnectés de la réalité) et les citoyens qui ne comprennent pas ces méthodes nauséabondes synonymes de mensonge et de tromperie..

Un candidat qui se lance est un candidat qui doit siéger.
HALTE AU MÉPRIS DES ÉLECTEURS!


# Posté le mercredi 10 juin 2009 03:27
Modifié le vendredi 12 juin 2009 02:53

ABSTENTION RECORD

ABSTENTION RECORD
[g]Avec un taux d'abstention de 59,5 %, en hausse de plus de 2 % par rapport à juin 2004, et supérieur à la moyenne européenne le désaveu des institutions européennes s'affirme clairement.
Comment ne pas comprendre les abstentionnistes !,pourquoi les médias et les politiques en parlent peu?,Comment un homme politique pourra t-il demain se rendre au parlement européen en osant se regarder dans une glace -sans tous ces millions de français qui ont choisi de rester chez eux le 7 juin - L'honnêteté intellectuelle de nos responsables politiques devrait les obliger à faire annuler cette élection. mais les places sont bonnes et bien payées,personne ne voudra céder....La démocratie mérite mieux !.




Vous avez dit député européen:

Il parait que le métier d'eurodéputé est un métier difficile
en France, un eurodéputé perçevra 6.000 euros net mensuel, hors indemnités annexes.
À cela s'ajoute une indemnité de voyage, couvrant les coûts et frais connexes des déplacements à l'intérieur de la Communauté européenne sur justificatifs ; une indemnité annuelle de voyages (à d'autres fins que les réunions officielles) de 4 000 euros annuels maximums ou maxima ; une indemnité journalière forfaitaire de 287 euros par jour de présence aux réunions officielles des organes du Parlement européen dont l'élu fait partie, en fonction de la distance et sur justificatif ; une indemnité de 143,50 euros par jour (plus les frais d'hébergement et de petit-déjeuner), versée aux députés qui assistent à des réunions en dehors de l'UE.

Un député européen s'adjoint un ou plusieurs assistants recrutés par lui et rémunérés à sa guise, grâce à un crédit mensuel fixé en 2008 à 16 914 euros.


VIVE LES CONTRIBUABLES...
# Posté le lundi 08 juin 2009 04:29
Modifié le lundi 08 juin 2009 10:02

EUROPEENNES MODE D'EMPLOI

1- Quand vote-t-on ?


Selon les Etats, le scrutin aura lieu entre le mercredi 4 et le dimanche 7 juin, et s'étalera parfois sur deux jours.

Pour la France, l'élection se déroulera le dimanche 7 juin, sauf pour certains territoires d'outre-mer (Saint-Pierre-et-Miquelon, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Saint-Martin, Saint-Barthélemy et la Polynésie française) pour lesquels elle aura lieue le 6 juin 2009.

La campagne officielle débutera le 25 mai pour s'achever la veille du scrutin, le 6 juin.

Les premiers résultats seront diffusés le 7 juin à partir de 20 heures. Les résultats définitifs pour l'ensemble des pays européens ne seront par contre connus que le 8 juin vers midi.


2- Qui peut voter, qui peut se présenter ?


Pour voter, il faut avoir au moins 18 ans, sauf en Autriche (16 ans), être inscrit sur les listes électorales et ne pas être privé de son droit de vote.

Comme aux élections municipales, les « citoyens européens » qui résident dans un autre Etat membre que le leur peuvent y voter pour les listes locales, mais les conditions précises varient selon les pays.

Pour se présenter, être âgé de 18 ans suffit dans de nombreux pays, mais il faut par exemple attendre 23 ans en France, et jusqu'à 25 ans en Italie et à Chypre. Un ressortissant d'un autre pays de l'UE peut se présenter dans le pays où il réside.

Les modalités de candidature varient selon les pays.

En France, depuis la loi sur la parité de 2000, les listes doivent respecter une alternance entre candidats de chaque sexe.

Le dépôt des candidatures aura lieu du 11 au 22 mai.

Il existe un certain nombre de fonctions incompatibles avec celle de député européen, notamment celle d'élu d'un Parlement national. En France, on ne peut cumuler le mandat de député européen avec plus d'un des mandats suivants : conseiller général ou régional ou d'une municipalité d'au moins trois mille cinq cents habitants.


3- Combien de députés seront élus ?


Depuis l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie en 2007, le Parlement européen compte 785 membres. Mais en juin, 736 députés seront élus pour cinq ans, comme prévu par le traité de Nice (2000).

La France élira cette année 72 députés, alors qu'elle en comptait 78 dans le Parlement européen sortant.

Le nombre de députés par pays varie actuellement de 5 (Malte) à 99 (Allemagne).


4- Pour combien de temps les députés sont-ils élus ?


Les députés européens sont élus pour un mandat de cinq ans.

Le nombre de mandats successifs n'est pas limité.


5- Comment se passe le vote ?


L'élection des députés s'effectue au sein du cadre de chaque Etat membre. Le mode de scrutin est laissé à leur libre appréciation, mais il est impératif néanmoins que l'élection se déroule au suffrage universel direct à un tour, à la proportionnelle.

Chaque pays peut ainsi décider si le scrutin se déroule au niveau national ou au sein de plusieurs circonscriptions. Certains pays ont fixé un seuil minimum en dessous duquel une liste n'obtient aucun élu, mais ils ne peuvent pas le fixer à plus de 5 %. Dans certains pays, les électeurs sont parfois autorisés à panacher les listes, à barrer des noms ou à modifier leur ordre.

En France, les députés européens sont élus au scrutin de liste (on vote pour une liste de plusieurs candidats), proportionnel (le nombre d'élus de chaque liste est calculé en fonction des suffrages qu'elle obtient), à un tour.

Depuis 2004, le scrutin se déroule non plus au niveau national, mais dans huit circonscriptions, composées chacune de plusieurs régions.

La répartition des 72 sièges à pourvoir entre ces huit circonscriptions interrégionales est la suivante :

- Nord-Ouest (Nord-Pas de Calais, Picardie, Basse et Haute-Normandie) : 10
- Ouest (Bretagne, Pays de Loire, Poitou Charentes) : 9
- Est (Alsace, Lorraine, Champagne Ardenne, Franche Comté, Bourgogne) : 9
- Sud-Ouest (Aquitaine, Languedoc Roussillon, Midi Pyrénées) : 10
- Sud-Est (Rhône Alpes, PACA, Corse) : 13
- Massif Central-Centre (Auvergne, Centre, Limousin) : 5
- Île-de-France : 13
- Outre-Mer : 3

Dans chacune de ces circonscriptions, les sièges sont répartis, autant que possible et en fonction du nombre de voix, entre les listes ayant atteints plus de 5 % des suffrages exprimés.
# Posté le mercredi 27 mai 2009 03:50

Débat public association 6toyenneté

Bonjour,

L'association 6Toyenneté, association loi 1901 vous invite au débat public:

"Un An après" qui se tiendra espace Jules Verne à Montbéliard le Samedi 18 Avril de 16h à 18h.



Nous comptons vivement sur votre présence et pourquoi pas participation orale à ce débat comme ce que nous défendons dans la vie de tous les jours:

"La participation démocratique locale pour l'amélioration du vivre-ensemble"



Lors de ce débat serons traité les sujets concernant la ville de Montbéliard, comme la mise en place des conseils de quartier, le projet d'un collège unique, l'emploi, l'attractivité des commerces, les projets à venir....





L'association 6Toyenneté vous informe :



DÉBAT PUBLIC :



« Un An après... »
Débat traitant des projets dans la ville de Montbéliard, existants et à venir.
(L'Axonne, l'emploi, le Jules Verne, un collège unique, les commerces....)

Avec comme invités ; - Jacques Hélias, Maire de Montbéliard
- Pierre Moscovici, Président de la CAPM,
- Des Associations de quartier...



Samedi 18 Avril 2009,
de 16h à 18h

Salle Jules Verne Petite-Hollande à Montbéliard






Informations ; 06.62.86.65.53

# Posté le vendredi 10 avril 2009 07:22

Toufik, celui qui vendait ses origines sur e-bay

Toufik, celui qui vendait ses origines sur e-bay
Un moyen de lutter contre les discriminations à l'emploi en France

Un jeune diplômé Français, d'origine algérienne, est en croisade contre les discriminations à l'embauche sur le Net. Toufik Bellahcene a tenté de se « débarrasser » des ses encombrantes origines ethniques pour s'ouvrir les portes du marché du travail. En plein débat sur les statistiques ethniques comme moyen de lutte contre les discriminations, il rappelle l'urgence d'agir.


jeudi 2 avril 2009, par Falila Gbadamassi

Décidément, tout se vend sur e-bay ! Même ses « origines ethniques ». « Jeune Diplômé école de commerce (master), au chômage depuis plus d'un an, cède ses origines ethniques dans le but d'optimiser sa recherche d'emploi ! [1] », pouvait-on lire, pour la première fois le 27 mars dernier, sur le site de ventes aux enchères. L'offre, qui a été depuis retirée du site, est celle d'un jeune français de 27 ans, d'origine algérienne, Toufik Bellahcene. Objectif de cette opération virtuelle : dénoncer les discriminations sur le marché de l'emploi. « Le but de ma démarche n'est pas seulement d'attirer l'attention sur ma situation particulière. J'avais publié, il y a environ 6 mois, une annonce sur e-bay pour trouver un emploi (Il se « bradait » comme Yannick Miel en février dernier. Le jeune diplômé au chômage s'est ainsi fait embaucher par Martin Hirsh, Haut-commissaire à la Jeunesse, ndlr). Mais cette démarche est tout autre. Je trouve qu'on ne parle pas assez de la discrimination. »

Pendant un an, Toufik Bellahcene a envoyé plus de 800 candidatures pour ne décrocher que cinq entretiens. « Je pense que deux de ces entretiens n'ont pas été concluants, mais j'avais toutes mes chances sur les trois autres ». De plus, il partage sa vie avec une chargée de recrutement. Ce qui fait de lui un jeune diplôme paré à surmonter les difficultés liées à ce processus. « Quand j'ai intégré l'ESC Nancy en 2004, elle était classée parmi les 10 meilleures écoles de commerce de France. Selon les statistiques publiées par mon école, 95,8% des étudiants diplômés ont trouvé leur premier emploi au bout de 4 mois. Le temps moyen de recherche d'emploi est de 2 semaines ! ». Un article publié sur Afrik.com en 2006 finit par lui ôter ses derniers doutes. Le texte fait écho à une enquête réalisée par l'entreprise d'intérim Adia à laquelle il fait référence dans son annonce : « les candidats à un emploi d'origine maghrébine ont trois fois moins de chances d'être convoqués à un entretien d'embauche que les "Français de souche" ». Toufik Bellahcene dit cumuler « plusieurs "tares" ». « J'ai un nom à consonance étrangère, j'ai un bac +5 et je recherche un poste de cadre ou assimilé dans le secteur du marketing et de la communication dans l'Est de la France ». Il estime que les entreprises ne souhaitent pas prendre le risque de l'embaucher pour occuper des fonctions aussi visibles. Pourquoi ? « La discrimination est liée à la persistance de stéréotypes coloniaux qui n'ont jamais été déconstruits. Il y a aussi d'autres éléments, comme l'islamophobie, née des attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis et de ceux qu'a connus la France en 1995. »

Se renier pour exister sur le marché du travail

Pour le jeune Français, l'ascenseur social est aussi en panne. « Je suis issu du milieu ouvrier. Dans le quartier où j'ai grandi (une cité de la banlieue de Strasbourg, ndlr), nous sommes trois à avoir poursuivi des études : mon frère, ma s½ur et moi ». « Eux, ajoute, le jeune homme, sont instituteurs et n'ont pas été confrontés aux difficultés que je rencontre dans le monde de l'entreprise. » Toufik Bellahcene juge la situation d'autant plus inadmissible qu'il s'est battu pour poursuivre des études supérieures. « J'ai un parcours atypique. En seconde, on m'a réorienté vers un BEP/CAP Vente Action Marchande. J'ai ensuite fait une première d'adaptation pour rattraper le cursus normal ». Toufik obtient son bac et décide de faire une classe préparatoire pour intégrer une école de commerce. « Je me suis investi financièrement et intellectuellement pour réussir mes études ». Comment voit-il l'avenir ? Le jeune homme ne déborde pas d'optimisme. Mais il a une certitude : la lutte contre les discriminations soit être plus offensive. « J'ai entendu à la radio qu'un entreprise britannique, inculpée pour discrimination, avait condamnée à verser 24 millions d'euros d'amendes. En France, Adecco et Garnier n'ont eu à verser que 30 000 euros. On devrait faire payer des amendes plus importantes en France, être plus offensif pour dissuader les entreprises de recourir à des pratiques discriminatoires. Créer des brigades anti-discrimination, comme l'a suggéré Azouz Begag, ancien ministre chargé de l'Egalité des chances. »

Le dispositif que propose Toufik Bellahcene fait très peu cas des statistiques ethniques qui sont envisagées aujourd'hui comme un moyen de lutter contre les discriminations. Il se dit « sceptique ». « Le baromètre Adia est très objectif, poursuit-il. Il fait un état des lieux de la diversité dans l'entreprise. Ce qui démontre qu'il n'est pas toujours nécessaire de compter pour mettre en lumière les discriminations ». La démarche symbolique du Franco-Algérien pose une question : faut-il se renier pour accéder au marché du travail ? « Tout ce que je sais, répond Toufik Bellahcene, c'est qu'il ne fait pas bon d'être d'origine étrangère ». La messe est dite.
# Posté le vendredi 03 avril 2009 04:51

Coup d'état à Madagascar Andry Rajoelina s'installe

La communauté internationale ne condamne pas ce coup d'État...quelle est donc puissance étrangère derrière ce renversement ???..
# Posté le vendredi 20 mars 2009 11:53

L'excommunication qui choque le Brésil

L’excommunication qui choque le Brésil
Une gamine violée et enceinte, sa mère et les médecins qui ont pratiqué l'IVG excommuniés par un archevêque ultra-conservateur : l'affaire de Recife révolte jusqu'aux très catholiques Brésiliens.


Le docteur Rivaldo Mendes de Albuquerque ne parvient pas à cacher sa «tristesse». Ce fervent catholique, qui a coutume d'aller à la messe tous les dimanches, est l'un des médecins qui ont été excommuniés jeudi dernier par l'archevêque de Recife (Etat de Pernambouc, dans le nord-est du Brésil), Mgr José Cardoso Sobrinho, pour avoir fait avorter une fillette de 9 ans violée par son beau-père. Une affaire qui révolte et abasourdit les Brésiliens. «J'ai pitié de notre archevêque parce qu'il n'a pas réussi à avoir de la miséricorde face à la souffrance de cette enfant», a déclaré le médecin. Frêle - 1, 33 mètre pour 36 kilos -, mal nourrie et anémique, la victime, dont l'identité n'a pas été révélée, portait des jumeaux. L'équipe médicale qui a procédé à l'IVG a expliqué que celle-ci était d'autant plus inévitable que la fillette risquait de succomber à la grossesse, entrée dans sa quinzième semaine. En voyant son ventre protubérant, sa mère, qui ignorait tout du comportement de son époux, a d'abord cru à un abcès vermineux...

Verrous. Mère et fille ont quitté leur ville d'Alagoinhas, dans l'arrière-pays de Recife, et vivent dans un lieu maintenu secret.

Le beau-père, un ouvrier agricole de 23 ans, est lui sous les verrous après avoir avoué qu'il abusait de l'enfant depuis qu'elle a 6 ans, ainsi que de sa s½ur aînée de 14 ans, de surcroît handicapée. La famille est issue d'un milieu pauvre où l'avortement est particulièrement mal vu. Aidée par des activistes, sa mère a fait face aux pressions de son entourage et notamment du père biologique de la gamine, un évangéliste, qui ne voulait pas entendre parler d'IVG. Pour avoir autorisé la démarche, elle a également été excommuniée. L'IVG est toujours interdite au Brésil, sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. L'avortement était donc parfaitement légal.

«La loi de Dieu est au-dessus de celle des hommes et la fin ne justifie pas les moyens : deux innocents sont morts», martèle Mgr Sobrinho, un ultra-conservateur qui avait tenté, l'an dernier, de faire interdire la distribution par le gouvernement de la pilule du lendemain dans le Pernambouc. L'ecclésiastique persiste et signe. Quand on lui a demandé pourquoi il n'a pas puni le beau-père, il a déclaré : «Le viol est un péché moins grave que l'avortement»... Et il a enjoint au président Lula de réviser la doctrine de l'Eglise après que ce dernier a affirmé qu'«il n'était pas possible de permettre qu'une gamine violée garde [ses enfants] d'autant qu'elle risquait de mourir». Comme Lula, de nombreux catholiques brésiliens dénoncent l'«obscurantisme» et la «cruauté» de l'Eglise. D'autant que le Vatican, par la voix du cardinal Giovanni Battista Re, président de la commission pontificale pour l'Amérique latine, a défendu cette excommunication collective au nom du «droit à la vie».«C'est un cas triste mais le vrai problème, c'est que les jumeaux conçus [...] ne pouvaient être éliminés», a déclaré le cardinal au quotidien italien La Stampa.

Hommage.«A partir d'aujourd'hui, je cesse d'être catholique !» écrit une lectrice de la Folha de São Paulo, qui se dit «éc½urée et indignée». Une autre se demande pourquoi les prêtres pédophiles, eux, n'ont pas été excommuniés... La Folha accuse l'Eglise d'exercer une «pression indue alors que le domaine de l'avortement est du ressort exclusif de l'Etat». Pour le principal journal du Brésil, qui rappelle que plus de 3 000 IVG ont été légalement réalisées dans les hôpitaux publics l'an dernier, c'est surtout la médiatisation de cet incroyable fait divers qui a poussé Mgr Sobrinho à une décision aussi radicale. «Il a encore aggravé la violence subie par la victime alors que des prêtres brésiliens pardonnent l'avortement aux femmes qui viennent le confesser», renchérit Yury Puello Orozco, de l'ONG Femmes catholiques pour le droit de décider, favorable à l'IVG. L'opinion est d'autant plus choquée que ce cas est loin d'être isolé. Selon une étude menée l'an dernier dans un hôpital de São Paulo, 76 % des victimes de sévices sexuels avaient moins de 17 ans et près de la moitié, moins de 12 ans... Ces sévices sont généralement commis par quelqu'un de leur entourage : beau-père, père, grand-père, oncle ou voisin... «Souvent, les victimes ne savent même pas que la loi autorise l'avortement en cas de viol et bien des médecins se gardent de leur en parler, par conviction ou par crainte de représailles», dénonce Orozco.

Olimpio Moraes, le chef de l'équipe qui a procédé à l'IVG, en sait quelque chose. C'est la deuxième fois que Mgr Sobrinho l'excommunie : le prélat ne lui avait pas pardonné non plus sa défense de la pilule du lendemain. «Je ne donne pas mon avis sur la religion et je m'attends à ce que les religieux ne donnent pas non plus le leur sur la médecine», a lancé le Dr Moraes, après avoir été chaudement applaudi à Brasília, avant-hier. Le ministre de la Santé, José Gomes Temporão, a rendu hommage à son équipe qui a «sauvé la vie d'une enfant». L'affaire devrait permettre de «faire mûrir dans la société l'idée que l'avortement est une question de santé publique», a espéré Temporão. Le ministre est favorable à la dépénalisation totale de l'IVG, contrairement à l'écrasante majorité de ses compatriotes, encore très imprégnés des préceptes de la religion. Au Brésil, les IVG clandestines - près d'un million par an - sont la quatrième cause de mortalité maternelle.
Journal libérartion-édition du 11/03/2009




On nage en plein obscurantisme moyenâgeux?,et dire que les prêtres pédophiles ne sont jamais excommuniés et inquiétés,ah ces donneurs de leçons criminels et s-ai-gneurs(quand on voit toutes ces guerres dans le monde ![/g]
# Posté le vendredi 13 mars 2009 05:11